Nouvelle dans l'univers de Cthulhu

Publié le par Heuhh

Bienvenue à toi qui passe par hasard,

Pour ta peine et en guise de premier article une nouvelle dans l'Univers de Cthulhu, qui malheureusement ressemble un peu à la nouvelle que l'on trouve dans le livre de base de la 6ème édition de JDR éponyme.



"En juin dernier, à la mort de mon oncle, la famille se partagea son héritage, chacun récupérant un souvenir de ce globe-trotter. Il me fut dévolu un carton dans lequel un conglomérat de vieux journaux d'époque et de manuscrit était entassé. Le pourquoi de cette attribution résidait dans le titre du premier bouquin : Manifeste de l'astronomie. Ma famille fut prompte à faire l'amalgame et me fit don de ce carton. Pour eux, il devait sûrement être rempli de petits bijoux pour bibliothécaire en mal d'étoiles et je n'aurais aucun mal à y trouver de quoi alimenter mon hobby. Cette passion pour l'espace me trahit donc ce jour là. Si j'avais eu vent d'où cela allait me mener, jamais je n'aurais eu l'idée de regarder dans le ciel durant mes études. Et même au contraire, j'aurais regardé avec dévotion le sol que foulent mes pas, m'intéressant au plus haut point à l'entomologie, admirant ces fabuleuses créatures déambulant sans mal sur des surfaces adaptées à des créatures bipèdes bien plus grandes.
 
Un soir alors qu'une de mes soirées arrangées s'était écourtée pour des raisons d'incompatibilité d'humeur, je me dis qu'une petite archéologie dans les couches de papier pourrait me faire quand même passer une bonne soirée. De plus, peut être qu'un des ouvrages contenus dans cette boite de pandore pourrait être utilisable et me permettrait de passer un bon moment le temps de sa lecture. M'installant confortablement sur mon fauteuil, j'entrepris de trier ce fatras, j'en retirais ce premier manuscrit qui concernait donc une taxonomie des différents astres connus ainsi que la description des différentes constellations. Sous ce premier manuscrit apparaissait les premières notes de mon oncle prises sur des feuilles volantes et malheureusement non numérotées, je n'y prêtais pas plus d'attention.
 
Le deuxième manuscrit me surprit, il n'avait pas de titre extérieur, et la première page me fit penser à un journal intime, avec à chaque fois une date, la première remontait à environ deux ans avant sa mort alors que la dernière ne datait que de la veille. Quand je me penchais pour regarder le livre suivant, je restais stupéfiait par son apparence. En effet, il me sembla que la couverture de se livre était constituait de peau humaine, comment je pus le reconnaitre, je ne sais pas, mais la suite ne fit que confirmer cette intuition. A ce moment là, bien qu'une peur vint se tapir dans un recoin de mon esprit prête à me submerger au moindre relâchement, c'est une curiosité maladive qui pris le dessus.
 
Sur la couverture aucun signe visible n'était tracé, je pris précautionneusement le livre dans les mains tentant de refouler toute idée de lien avec un être vivant. Je tentais de me persuader que cette peau ne pouvait être que du cuir et donc il était relativement normal de la retrouver sur un ancien bouquin. J'ouvris à la première page, une peur panique m'envahi à la vision d'un dessin mêlant horreur, sadisme et malveillance, je claquai rapidement le livre et le rejeta dans le carton. Je ne saurais jamais réellement décrire ce que j'ai vu, seulement le sentiment qui m'habitat durant ce bref instant restera à jamais gravé dans ma mémoire. Pendant quelques instants je fus inapte à quelque action que ce soit. Et afin de me calmer les esprits, je décidai de m'occuper à la lecture du journal intime qui me paressait bien moins nocif pour ma santé mentale. Il me fallut quelques minutes pour reprendre mon calme, pour m'aider en ce sens j'allumais la radio et mon esprit repris le dessus grâce à une petite touche Blues de Lemon Jefferson.
 
Après avoir totalement recouvré mes esprits, j'entrepris la lecture du journal intime de mon oncle, qui relatait donc les deux dernières années de sa vie. Mon oncle était né le siècle dernier,  en 1867, il était l'ainé d'une fratrie de cinq frères et sœurs. Grand passionné d'histoire et d'anthropologie, il avait alterné l'archéologie et les cours d'histoire, se spécialisant avec le temps sur l'Amérique du nord et les Inuits, puis plus particulièrement durant les dernières années sur la culture Saqqaq du Groenland. Si je donne aujourd'hui cette information, c'est qu'elle a son importance dans la suite de l'histoire. Pour ces recherches sur cette culture préhistorique, il obtint divers prix et distinctions, il eut à la suite de cela une chaire à l'université d'Harvard. Ce que je tiens à faire passer en rappelant tout le prestigieux parcours de mon oncle c'est son sérieux et sa crédibilité.
 
Pour revenir à ma lecture du journal, en feuilletant rapidement on pouvait facilement se rendre compte que son écriture devenait de plus en plus hésitante. Son histoire commençait par la venue dans son bureau de l'université d'un homme mystérieux, il lui dit qu'il était un Inuit originaire de l'Alaska et qu'il avait une étrange histoire à lui raconter. Mon oncle le crut sur ses origines, il reconnut ses traits typiques, mais cet homme portait des guenilles, était mal rasé et avait une coiffure hirsute, malgré tout cela il avait pu entrer à l'université et venir jusqu'à son bureau. Cela ne fit que piquer la curiosité de mon oncle qui décida de d'écouter son histoire.
 
L'homme s'appelait Ittak, il appartenait à une tribu qui vinait loin dans le nord de l'Alaska, ils vivaient de chasse et de pêche, ils commerçaient peu avec les autres tribus, ils tentaient de vivre en autarcie du mieux qu'ils pouvaient évitant tout contact avec la civilisation. Ittak continua en racontant la malheureuse histoire de l'extinction de sa tribu, chassée et décimée par des hommes étranges, qui étaient peu vêtus et parlaient une langue inconnue. Ils avaient surgi pendant la nuit, et avaient ravagé le campement en très peu de temps, emportant avec eux toutes les femmes de la tribu d'Ittak et massacrant les hommes. Si Ittak s'en sorti c'est grâce à un coup du sort, il tomba du haut d'une falaise avec un de ses agresseur, et personne ne descendit vérifier sa mort. Sa chute vertigineuse fut amortie par le corps de son adversaire. Deux jours après, alors qu'il revenait à lui une autre tribu qui venait faire commerce le secouru, il avait quelques fractures mais rien de grave.
 
Ittak lui expliqua que cela eu lieu un an auparavant, et que depuis il apprend l'anglais afin de venir parler au plus célèbres des historiens anthropologues de ce pays, et bien sûr un seul nom revenait sans cesse, Lord Richard Atkinson, mon oncle. A ce moment là, il sorti un mouchoir de sa poche, il le déplia et ce que mon oncle vit ce jour là le marqua jusqu'à sa mort. Il s'agissait d'un médaillon fait d'un matériau inconnu, qui ressemblait à une sorte de résine. Sur ce médaillon était gravé un être hideux, monstrueux de qui il émanait une terreur sans nom, une promesse d'horreur et de souffrance. Il en fit une retranscription dont il ne fut pas convaincu, il n'arrivait pas à transmettre les sentiments que lui procurait ce médaillon. La créature humanoïde avait une tête de pieuvre la bouche était garnie de tentacule, des ailes dépassaient de son dos, des griffes immenses finissaient ses doigts, et il y avait une inscription sur ce médaillon : Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn.
 
Durant la lecture de cette entrevue, mon esprit ne cessait d'être détourné vers le mystérieux livre à la couverture étrange. Essayant de me discipliner, je m'efforçais de continuer la lecture du journal. Dans les pages suivantes, mon oncle relatait ses recherches sur ce mystérieux médaillon, et il chercha aussi la traduction de cette phrase, dans ses recherches il tomba sur deux mots qui revenait dans d'autres études, il s'agissait de Cthulhu et R'Lyeh. Le livre qui en parlait traitait d'une étude anthropologique sur une tribu kényane qui semblait coupée du monde. L'auteur rapportait des rituels vaudou que pratiquait  ce peuple et parmi les incantations revenaient ces deux mots qui n'apparaissaient que dans un contexte : "Dans sa demeure de R'lyeh la morte, Cthulhu rêve et attend". Il apprit que ce rituel vaudou vise à conserver la mémoire afin que la tribu soit prête le jour où les astres seront favorables. Voilà le pourquoi du manifeste d'Astronomie.
 
Vers la fin de ses recherches mon oncle se sentait suivi, il lui apparaissait que tous ses déplacements étaient épiés, jusqu'au jour où il fut cambriolé. La seule chose qui disparut fut le médaillon, chose étrange ses travaux n'ont pas été touchés. Cela se déroula une semaine environ avant sa mort. Me voilà donc avec un énorme secret, il me semble que mon oncle ne soit pas mort par accident,  j'ai peur qu'il n'ait été assassiné, malheureusement je n'ose en parler à personne de crainte d'être moi même victime d'un de ses accidents, me sentant suivi depuis peu. Voilà pourquoi Sir Edward Johanson, je vous écris aujourd'hui vous êtes, je pense que vous êtes, après la disparition de mon oncle, le plus à même de reprendre ce dossier. Je vous transmets avec cette lettre le carton de mon oncle, en espérant que vous puissiez résoudre ce mystère et pourquoi pas découvrir les meurtriers de mon oncle.
 
Je n'ai jamais ré-ouvert le livre à peau humaine, mais si vous veniez à le faire, soyez convaincu de votre acte et prêt à voir des choses innommables. Préparez vous à cela et ne le faîtes qu'en ultime recours, je vous préviens seulement pour votre bien.
 
Sincères salutations"
 William Atkinson

Publié dans Nouvelles

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