Andrinople 1202 - Campagne de la Louttre (ép. 01)

Publié le par Heuhh

A l’attention de Nins et Saus, prière de ne pas lire ce qui suit.

Voici le compte rendu, d’une partie d’introduction à une campagne de Vampire Dark Ages. Nous sommes trois joueurs, et nous avons le droit à des scénars (court de 3h) d’introduction. Voici le mien.

 

La suite :

- Mésambria 1202 – Campagne de la Loutre (ép. 03)

- Mésambria 1202 – Campagne de la Loutre (ép. 03)

- Messambria 1202 – Campagne de la Loutre (ép. 04)


Andrinople 1202 – Journal d’Hadrien Monomaque


Je suis réveillé par une intrusion dans mon repaire, il est plus tôt que d’habitude. Mais je ne m’affole pas. Voilà, qu’apparait ma servante, elle semble affolée. Elle m’explique qu’une partie du quartier de mon Sire a été ravagée par les flemmes. On est dimanche et les serviteurs étaient à la messe, quand ils sont revenus le feu avait déjà fait son travail.


Je me hâte, m’habille convenablement et me dirige vers la demeure de Cristofor, un Toréador haut placé dans cette modeste ville fortifiée de 5.000 âmes. Elle n’est normalement pas réputé pour ses débordements, le Commerce du rouge d’Andrinople est réputée et en fait sa renommée. Cette teinture fait d’ailleurs la fortune de mon Sire qui en détient le secret de fabrication. Elle grandit quand même dans l’ombre de Constantinople qui se trouve à une centaine de kilomètres.


Arrivé à la demeure de Cristofor, je ne peux que constater les dégâts. Je me glisse furtivement à l’arrière, afin d’aller voir l’état du caveau de mon Sire. Là bas, j’aperçois une des servantes, agenouillée. Elle sanglote, pleure et semble discuter avec un homme. Celui-ci ne m’a pas entendu arriver et discute avec la femme en sanglots, il lui demande des précisions sur les événements. Voyant, qu’il semble plutôt enquêter, je sors de mon couvert et demande directement où se trouve Cristofor, cela surprend les deux interlocuteurs qui grâce à mon charme reprennent contenances et confiance. L’homme s’appelle Julius, c’est un humain. Il a été envoyé par le Sous préfet Romain Diogène, un Ventrue. Il est là pour enquêter sur les évènements.


Je suis quelque peu soulagé d’avoir des renforts, cela m’aidera si l’on tombe sur un os. Nous entrons dans la Crypte et y trouvons les restes des gardes du corps de mon Sire, après vérifications, nous trouvons étrange qu’ils aient les armes en dehors des fourreaux. Le feu semble donc peu accidentel.


Arrivé dans le lieu de repos, j’inspecte les cendres afin de savoir si mon maitre est mort ici. Et, je ne sais s’il faut s’en réjouir, mais je pense qu’il n’est pas mort, je ne perçois pas de trace vampirique. Ne sachant ce qui c’est réellement passé, je décide à partir de ce moment là d’agir comme si Cristofor était mort et de passer sous silence cette information.


Par la suite, avec Julius nous nous mimes à inspecter la maison. Au bout d’un certain temps, nous fumes interrompus par des bruits suspects à l’extérieur. Un homme s’apprêtait à rentrer dans la demeure furtivement. Je me jette sur lui, du premier étage, et le rate. Là je tente de parlementer alors qu’il sort son épée. Je ne sais ce qui lui a pris, mais il a tourné les talons et s’est enfuit. Avec Julius, nous avons tenté de le rattraper, enfin surtout moi, mais malheureusement, je ne suis pas fait pour me battre et je n’ai pas réussi à l’arrêter. Seul un bout de chemise m’est resté dans les mains (que j’ai vite caché).


Je décide de rendre compte de la situation moi-même à Romain Diogène. Julius me confit que l’on n’a pas de nouvelles d’Ismaël, l’intendant (et goule) de Cristofor. Je l’envoi aux endroits où je sais qu’il traine, afin qu’il me le ramène au Palais.


L’entrevue avec Romain est étrange, il semble minimiser certains éléments de l’affaire, mais m’aide quand même dans ma démarche et m’indique les vampires non présents au Palais. Nous en profitons pour regarder si l’un deux porte une chemise conforme à mon bout d’étoffe. Romain aurait voulu garder ce morceau, mais j’ai refusé. Parmi les absents, se trouvent Marcus un ami de mon maitre et Cristodoulos un Ventrue récemment arrivé ici, venant de Constantinople. Quand Julius revient, on apprend, qu’il n’a pas trouvé de traces d’Ismaël.


La nuit suivante, je décide d’aller chercher moi-même l’intendant. J’arrive à la demeure d’une de ses maitresses, mais personne ne répond. En faisant le tour, je me rends compte que quelqu’un habite là dedans. Mais, je sens aussi que je suis surveillé. Finalement, je reviens devant, et défonce la porte, délicatement. Ismaël se cache effectivement dedans, il me donne un coffret appartenant à mon maitre. Celui-ci contient des lettres échangées avec un italien qui signe V. Les lettres parlent de la quatrième croisade lancée par le pape Innocent III, elles décrivent les problèmes de paiement des croisés qui n’ont pas assez pour payer la flotte que le Doge de Venise leur met à disposition. Ce dernier propose aux Croisés de le payer en se battant pour lui, les discussions sont en cours. Le coffret contient aussi les comptes de la guilde de Teinture. Je fais parti des rares qui connaissent le secret de fabrication, les autres sont les chefs de guilde, des humains.


Ismaël n’en sait pas plus sur l’incendie, il me parle de soldat, n’ayant aucun signe distinctif, venus pour saccager la crypte. Il a, par contre, quelque chose de très important à me donner, mais quand nous serons à l’abri, car il sent qu’on nous guette. Je lui propose qu’on se retrouve chez moi. Je sortirais par devant et pendant ce temps là, lui s’enfuira par derrière.


En sortant, je fais en sorte que l’on me croit énervé de n’avoir rien trouvé. Etant un bon comédien, j’estime avoir piégé mes poursuivants. Ils continuent d’ailleurs à me filer et ne s’occupent pas de la masure d’Ismaël. Je décide d’aller voir Marcus, toujours suivi par les trois hommes. Celui-ci m’apprend que Cristofor était préoccupé ces derniers temps. C’est vrai que je le voyais moins. Qu’il n’aimait pas la venue de Cristodoulos. Et qu’il avait de nombreux ennemis. Tout d’abord liés à la teinture, nombreux sont ceux qui voudraient obtenir les rênes de la Guilde. Et ensuite, il y a quelques années, mon Sire avait soutenu les Comnènes à la tête de Constantinople, malheureusement en 1185 ceux-ci ont été destitués et la dynastie des Anges a pris leur place à la tête de la ville. Engendrant une répression envers les Latins et la déchéance de mon Sire qui s’est exilé à Andrinople.


La nuit suivante, je retrouve Ismaël, qui me donne une pièce en or représentant l’Empereur Valens, qui perdit une bataille à Andrinople face à des Goths, Wisigoths… il n’en sait pas plus du pourquoi. Il m’explique que Cristofor étaient réellement préoccupé, qu’il avait prévu un voyage à Mesambria pour bientôt. C’était un voyage qu’il faisait au moins une fois l’an. Mais surtout, il avait prévu de retourner à Constantinople, d’y voir Petron, le toréador qui co-dirige la cité et une certaine Anne. Ce fait est extraordinaire car depuis plus de dix ans, il n’y avait jamais mis les pieds. A la fin de l’entrevu, je décide de prendre à mon service Ismaël, en espérant qui me serve aussi bien qu’à mon Sire.


A la suite de cela, je décide de revoir Romain Diogène avec Ismaël, malheureusement nous fûmes attaqués sur le chemin par les trois soldats qui me suivaient. Suite au combat, nous n’avons pu obtenir d’informations d’eux, ils ne portaient aucun signe distinctif. On peut juste dire que ce ne sont pas des bandits de grands chemins au vue de leur équipement.


Romain me raconte que selon la loi Vampirique, les biens de Cristofor sont confisqués, et qu’un tribunal de Constantinople décidera à qui ils reviendront. Je décide donc d’aller plaider ma cause là bas afin d’être le digne héritier. Romain me propose son aide en échange des secrets de fabrication de la teinture. Je lui rétorque que je vais y réfléchir à Constantinople.


En sortant du palais je croise Cristodoulos, qui me semble plus que suspect dans cette affaire. Il est ici officiellement pour faire respecter la loi Vampirique. Les ventrues me semblent définitivement louches. Malgré cela, je reste cordial avec lui.


Ismaël me propose de passer par Mesambria qui se trouve quasiment sur le chemin de Constantinople, ce que j’accepte. Il faudra aussi que je lui parle du morceau de chemise, pour voir s’il ne sait pas à qui elle pourrait appartenir.


To be continued.

Publié dans JDR

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Commenter cet article

Nins 02/12/2009 20:38


Pfffff, pas le droit d'lire, pas le droit d'lire, hé bein t'avais qu'à pas l'écrire cet article si on n'a pas le droit de le lire !

/ mode schtroumpf grognon off


Heuhh 08/12/2009 14:10


Beuar!!!