Les Piliers de la Terre, un jeu inspiré par Ken

Publié le par Heuhh

Le passage d’Essen oblige, je suis très jeux de plateau en ce moment… le temps que la vague retombe. Donc aujourd’hui c’est un « vieux » jeu qui va être en vedette : Les Piliers de la Terre. Il est prévu pour 2 à 4 joueurs, la durée est de 90 minutes environ. Le jeu est édité chez Filosofia depuis 2007, la VO datant de 2006 (Die Saulen Der Erde).

 

Pour le coup, avec le texte sur le matériel, on ne peut faire l’impasse sur cette version pour profiter pleinement du jeu. Le jeu est tiré d’un roman de Ken Follet, je ne sais pas ce qu’il vaut.

 

Nous sommes au 12ème siècle en Angleterre, et le but est de participer à la construction d’une église. Le joueur qui aura le plus participé (et donc celui qui a le plus de points de victoire), sera déclaré vainqueur.

 

Le jeu se déroule en 6 tours comportant 3 phases chacun. Là où c’est classe, c’est qu’au fur et à mesure on construit une cathédrale en bois (cf image) au centre du plateau, elle est en 6 morceaux et donc sert de compte tour, sûrement un des comptes tours les plus classe de l’histoire. Chaque joueur possède 11 points d’ouvriers dont un contremaitre qui vaut 5 ouvriers. Ils démarrent avec des sous qui ne sont pas sous forme de monnaie mais sur une échelle en bas du plateau (très pratique).

 

Les phases sont les suivantes :


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Achat des cartes, en début de chaque tour sont placées 7 cartes ressources que les joueurs pourront récolter avec leurs ouvriers et 2 artisans que l’on peut embaucher avec de la monnaie. Les ouvriers non utilisés sont envoyé sur le plateau à la fabrique de laine et rapporte 1 sous chacun.


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Phase des contremaitres, en suivant la rosace du plateau numérotées de 7 à 0, on tire au hasard les contremaitres des joueurs (3 par joueur). A chaque fois, il faut décider si on paye le chiffre correspondant de la rosace pour pouvoir placer le contremaitre sur le plateau ; ou si l’on ne paie pas mais dans ce cas là, on ne sera placé qu’à la fin.


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Phase de résolution des actions, en suivant les lieux numérotés du plateau :


1&2/ on commence par révéler l’événement du tour (par exemple : un morceau de la cathédrale s’effondre), le contremaitre placé là protège son joueur de l’effet s’il est négatif.

3/ On récupère les sous de la filature de laine.

4/ On récupère un privilège adéquat placé là (exemple : vous ne paierez pas d’impot).

5/ On récupère 2 et 1 points victoire (suivant l’emplacement).

6/ à 8/ On récupère les ressources correspondant aux cartes récupérées lors de la première phase.

9/ Le premier joueur à s’y être placé récupère un cube de métal et est protégé contre l’impôt du roi. On lance le dé, et tous ceux qui ne sont pas placé là, paient l’impôt.

10/ On récupère des artisans.

11/ On récupère deux ouvriers neutres.

12/ On peut acheter ou vendre des ressources au marché.

13/ On transforme nos ressources grâce à nos artisans en points de victoire ou en argent.

14/ On change de premier joueur.

 



Verdict

Le jeu est très fluide, ça s’enchaine très proprement et plutôt rapidement. Les 6 tours peuvent être bouclés en à peine plus d’une heure entre des joueurs expérimentés. Le matériel ne souffre d’aucun reproche, graphiquement très propre, c’est vraiment sympa de jouer avec ce matériel (je rappelle que je suis fan du compte tour). Le thème est plutôt bien présent, nos artisans ont une vraie raison d’être, chaque lieux est lui aussi dans le thème.

 

Le point souvent critiqué, c’est le coté très aléatoire du tirage des contremaitres, qui peut être contrebalancé par une variante. Après, c’est en partie contrebalancé par le fait que ceux qui se placent en premier paient plus cher.

 

Ce n’est pas un jeu prise de tête, on se laisse porter doucement en calculant finement le besoin de nos artisans. En effet, ils ne peuvent faire qu’un nombre limité de transformations, il faut donc éviter de trop les alimenter en sable, pierre ou bois.

 

La rejouabilité est quand à elle assez grande, vu qu’il existe 9 cartes ressources et seulement 7 sont tirées à chaque tour.

 

Points Positifs :

-         Simple,

-         Beau,

-         Plaisant.

 

Point Négatif :

-         Hasardeux pour les contremaitres,

-         Parfois un poil long pour le style.

 

Bon jeu à tous !

Publié dans JDP

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