Dungeon Quest Tome 1, à lire... ou pas.

Publié le par Heuhh

Dans le 20 Minutes, on lit de tout et de rien… un beau jour, j’ai lu dans la page « culture » la présentation de Dungeon Quest Tome 1 qui devait sortir en BD, œuvre de Joe Daly Sud-Africain de son état. Je ne me souviens plus trop ce que disait l’article mais j’ai repéré le terme jeu de rôle.

 

Dans Dungeon Quest, nous allons suivre une tête d’ampoule (au sens premier comme au figuré) prénommé Millenium Boy qui n’ayant pas envie de faire ses devoirs va monter un équipe et partir à l’aventure. Une aventure pas comme les autres, il s’agit en fait d’une partie de jeu de rôle… bien qu’elle semble être en grandeur nature. On pourrait imaginer que l’histoire représentée sur papier correspond en réalité au récit de leur partie, ou alors à un grandeur nature vraiment « fumé ».

 

Chausssseeeeetttttesss

Quoi qu’il en soit, l’aventure décrite ici est une caricature rolistique, on retrouve le gain d’expérience, le gain et l’amélioration d’équipements, la constitution d’une équipe équilibrée avec en l’occurrence le chef de bande intello et magicien, le voleur roublard Steve, la montagne de muscle Lash Penis mais poète et la nénette archère Nerdgirl (oui c’est des archétypes un peu bi-classé ;)).

 

Ca démarre calmement dans la banlieue d’une ville avant d’aller de plus en plus en avant vers un décor plus intemporel et limite post apocalyptique. Au niveau du délire, il va lui aussi crescendo.

 

Coté rencontre, là c’est le délire total, puisqu’en dehors de loubards qui se feront évincés grâce à des combat digne de Matrix, ils rencontreront des taupards (mi-homme mi-taupe), des squelettes corsaires (dont un big boss), un marchand d’équipement (très caricatural voir image ci contre, style jeux vidéo), un indien partageant sa sagesse et son calumet de la paix…

 

Meetic

Toutes ces rencontres leur apporteront un gain d’expérience et donc après chacune d’entre elles, un strip de chaque personnage sera présenté avec le détail de chaque équipement et les nouvelles stats à jour. Ils pourront ainsi s’équiper de peaux de taupards… super classe pour sortir en ville. ;)

 

Parfois, la BD flirte limite avec la vulgarité, avec un Lash Penis qui se retrouve avec un pénis en tir bouchon (plus facile à ranger). Un clodo philosophe, qui dira le pénis à l’air « c’est mon dernier acte poétique, il dit tout... absolument tout ». Alors on ne sait pas s’il parle de son accoutrement ou de son livre.

 

Plus dingue que les Monty Python

Qu’est ce qu’on retire de ce gros délire… ben pas grand-chose, c’est ça le souci. Ca ne m’apporte rien, c’est un vrai n’importe quoi, et ça ne m’a pas fait spécialement rire… c’est trop gratuit pour cela. J’ai lu quelque part que « . Dungeon Quest, c’est les Goonies et Wayne’s World sur la trame de Donjons et Dragons. »… Mouais… 

 

Et j’ai principalement trouvé des critiques positives, mais quand je les lisais, je n’y voyais rien pour m’aider à comprendre ce que j’avais louppé. J’ai plus eu l’impression que les gens ont apprécié plus pour faire style : « Nous on lit de l’underground sans intérêt en y trouvant un intérêt et ça c’est la classe ». Bref, drosophile pleasure je dis (m’enfin je lirais le suivant, je veux connaitre la suite).

 

Ah non, j’en ai lu une négative, mais le gars regrettait que ça ne soit pas plus comme Naheulbeuk… j’crois qu’il a rien compris, les deux BDs n’ont pas le même but ou approche, même s’ils ont deux points communs : « Délire » et « JDR ».

 

Je vous conseille quand même de le feuilleter à l’occasion, peut être serez vous plus réceptif que moi.

 

Petit détail amusant, l’éditeur colle une étiquette comportant le code barre afin de ne pas gâcher la couverture, et ils s’en expliquent. Sympathique initiative.

 


Publié dans Divers (BD - ...)

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