Compte Rendu d'une partie par mail de Mon Meilleur Ennemi

Publié le par Heuhh

En ce moment, avec 4 amis, on se fait Mon Meilleur Ennemi par mail. Juste pour leur mettre un petit coup de pression, je vous propose le compte rendu de la partie. Vous aurez donc là de maintenant la première scène du scénario. Je vous le livre brut de décoffrage.



Meneur :
 
Juste avant l’aurore, une nuit de juin 1898, Abbaye des Cinq pierres : une place ainsi nommée en raison des cinq pierres disposées en croix qui soutiennent l’échafaud. Elle est située en face de la prison de la Roquette, une des plus « réputées » de France. Une délicieuse odeur de pain cuisant s’échappe des boulangeries et flotte dans un air frais et légèrement humide.

 

Ces prémices à l’éclosion d’une nouvelle journée contrastent avec l’exécutons à venir, crépuscule d’une vie. Au fond du décor, la terrible prison de la Roquette trône. Au delà de ses murs d’enceinte, dans la pénombre, on ne distingue que ses étages supérieurs aux persiennes tôlées. L’aura délétère des exilés et moribonds en suspend exsude au travers des murailles.

 

La Veuve fascine la foule comme un réverbère attire les papillons de nuit. Noctambules, femmes publiques et ouvriers en marche sur la route du travail forment le seul public des exécutions. En effet, depuis les années 1870, la République cache honteusement ses mises à mort à la faveur de la nuit. D’ailleurs, il n’y a pas d’échafaud : suite au décret Crémieux, seule la guillotine est montée, dépourvue d’estrade, dans sa plus simple expression, ce qui n’enlève rien à son coté effroyable… Près d’elle, l’exécuteur prépare sa « bécane ». Ce sinistre personnage prend son temps, comme de coutume. Sa robuste stature est contrebalancée par une démarche boiteuse. Un silence religieux règne dans l’assistance, tandis que le bourreau astique la panière en zinc. Quelques fêtards arrivent bruyamment depuis la rue de la Crois-Faubin avant de se conformer au silence, la mine déconfite.

 

Enfin, les portes de chêne et de fer de la Roquette s’ouvrent pour laisser passer les soldats, fusils au clair, qui entourent le condamné. Il s’agit d’un ouvrier polonais, Christophe Blackzwick. Il porte un pantalon de velours, une chemise de toile, des souliers ferrés et des chaines aux poignets et aux chevilles. Son visage, mi-éberlué mi-rêver, contraste avec sa silhouette massive. Après quelques pas il ralentit un peu, regarde d’un sourire niais la lune plein. Son indolence est compréhensible : la Roquette est réputée si terrible ! On raconte que ses prisonniers ne rechignent pas à se faire raccourcir pour y échapper… Mais lorsque son regard se pose sur le couperet, la panique s’empare de lui. Il crie dans un dialecte slave, puis recule. Les soldats, bousculés par le colosse, le repoussent violemment ; entravé par ses fers, il tombe face contre terre. Les curieux s’enflamment et déversent un flot de haine et d’injures contre ce monstre étranger. C’est lui le « Buveur d’Âmes coupable de trois meurtres par étouffement !

 

Sous les cris des furies à la petite vertu et des épicuriens avinés, les soldats relèvent le condamné, non sans mal. Il pleure, agité par des spasmes. L’assistance – de plus en plus hystérique – fait un boucan intolérable à cette heure de la nuit, tant et si bien que la soldatesque intervient pour faire taire les spectateurs. La scène doit observer une certaine solennité. Le bourreau retrouve son faciès impavide, les derniers réglages sont faits. Le coupable est placé face aux familles des victimes (Euphrasie, Marc et Eugène) et au juge, terrible figure de l’inflexible justice républicaine. L’homme de loi demande au jeune homme :

 

« Avez-vous quelque chose à ajouter ? » ; il bredouille quelques mots dans sa langue, son discours entrecoupé de sanglots se perd dans la brise.

 

Euphrasie ou Marc voulez vous rajouter quelque chose ?

 

File?id=dfxb9qss_25cprxhfs6_bMarc Cassetani:

Je suis rouge de colère les poings serré presque jusqu'au sang.
 
"Tu vas payer espece de larve pour ma pauvre Gina"
 



File?id=dfxb9qss_29fm5hjndf_bEuphrasie Sauvignet :
"Dieu te pardonne."






Meneur :

 

Le bourreau le ligote sur la planche de souffrance, puis fait basculer le tout de sorte à ce que le pauvre homme se retrouve à plat ventre, le cou dans la lunette. L’Exécuteur prend son temps, vérifie chaque attache. Blackzwick pleure de plus belle. Enfin, au commandement du juge, le bourreau abaisse la manette qui libère le massicot. Dans un feulement, quarante kilos de bois et d’acier séparent la tête de son corps. La première tombe dans le panier en zinc qui résonne mollement tandis que son exécuteur pousse le cadavre sur la droite, dans un panier d’osier doublé dans le même métal. Pas de gerbe de sang digne de ce nom, le spectacle tombe à plat. On se rassure, on commente l’adresse du bourreau. Des gouttes vermeilles s’échappent des rigoles qui ceignent la Veuve. Les ouvriers partent au travail, la faune nocturne regagne sa tanière, les restes du meurtrier sont évacués. La justice a été rendue. Comme le dit la loi : « Tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Ainsi soit-il.

 

Que faites-vous ?




  File?id=dfxb9qss_26f6v46hph_bMarc Cassetani :

 

Je regardes autour de moi les autres familles de victimes, je les scrutent un peu tout en maintenant mon allure hautaine de bonne alloi. Je suis intrigué et je cherche a voir un peu plus sur eux leurs origines a ces pauvres malheureux qui ont eu affaire a ce monstre. Soudain un profond sentiment de tristesse m'eprend.

*Pourquoi ma Gina saleté de polack je t'aurais fais souffrir oh oui ! * tout se voile et je reste comme scotché devant l'échafaud.

 






File?id=dfxb9qss_30gh42wpg4_bEuphrasie Sauvignet :

 

Je suis vêtue d’une simple robe de paysanne et je serre un chapelet entre mes mains. Après une courte prière pour l’âme du meurtrier, je me tourne vers cet homme frappé par la tristesse. « Il a payé pour son crime, il faut accepter le deuil maintenant. Nous pouvons en discuter si vous le souhaitez, entre victimes, il faut s’entraider.». J’observe la dernière personne qui est du coté des victimes.


 





 

File?id=dfxb9qss_23f79qh7cv_bNicolas Lanvin :


Ce spectacle soi-disant sanglant ne m'émeut guère. Je regarde même d'un air plutôt satisfait la basse besogne du bourreau qui débarrasse la France de ses rebus.
*Voilà une justice bien rendue et proprement !*
Les gesticulations du condamné m'embarrassent tant elles sont pitoyables et trahissent l'indignité de son espèce. Détournant mon attention, impassible, je scrute la foule à la recherche des familles des victimes et guette l'occasion de les approcher.

 



 

File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :

La canne à la main, je suis là, à quelques mètres des victimes.
Alors qu'Euphrasie a rejoins Marc pour le réconforter, je m'approche d'eux.
"Toutes mes condoléances".

La mine triste et fermée, je me présente.
"Gaston Nouvet, je suis journaliste au "Cri de l'Ouvrier". Je couvre l'affaire du Buveur d'âme".
Je serre la main de Marc et Euphrasie.
[juste pour Marc et Euphrasie]
je vous sers la main de manière pas tout à fait conventionnelle.
[/juste pour Marc et Euphrasie]

"Je souhaite faire toute la lumière sur le buveur d'âme, accepteriez-vous de me parler de ces crimes odieux et révoltant ?"




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Marc Cassetani :

Alors que je fixais cet instrument de ma vengeance ces deux paroles me sortir de mes pensées sombres. Un peu intrigué par ces deux personnes qui m'abordent.
Je me tourne d'abord vers la paysanne au chapelet. Je la regarde de haut :
 "J'ai bien peur madame que je ne suis point un homme qui cherche la compassion"

Mon regard se tourne vers le journaliste.
 *mes premières pensées sont tout simplement d'envoyer balader ce vautour mais cela peut être une bonne opportunités pour mes affaires*
"Quand à vous Monsieur le Journaliste je ne suis point de bonne compagnie si ce n'est si vous m'offrez quelques verres."



Meneur :

 

Vous savez qu'il existe non loin de là. un humble et honnête caboulot, "l'Abbaye des Cinq Pierres".

 




File?id=dfxb9qss_31ftzqkn7c_bEuphrasie Sauvignet :

*je crois que cet homme est aveuglé par son désir de vengeance*

« Monsieur, si toutefois vous changez d’avis, n’hésitez pas à vous tourner vers moi. »

Je regarde le journaliste

[Damien, je crois qu’il va falloir que tu développes le « pas très conventionnel » parce que là comme ça je ne vois pas !]

« Monsieur Nouvet, je me nomme Euphrasie Sauvignet, si vous le souhaitez nous pourrions en discuter à l'Abbaye des Cinq Pierres, c’est à deux pas d’ici. »


 

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Marc Cassetani :

Je fais un signe de la tête indiquant mon accord. Je reste sur mes gardes.
 
*cela pourrait être un traquenard* 
 
Je regardes autour de moi si ils n'y auraient quelques complices.
 
* On ne me l'a fait pas à moi, a Paris c'est monnaie courante. Mais tout ceci m'intrigue et mon instinct me dit de les suivre. N'éveillons pas les soupçons*
 
en utilisant mon accent corse
" Je me présente Marc Cassetani, je vous suis je ne connais pas cet endroit"
 
* je connais ce caboulot voyons un peu comment cela se passe*


 
File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :

*un provinciale, corse qui plus est, nous voila bien partie...*
"je comprends que ce ne soit pas facile pour vous d'accepter ma présence alors que vous souffert autant. Cependant, je suis là pour vous, les victimes du buveur d'âmes. Je souhaite vous aider à faire le deuil de vos êtres chers en levant le voile sur certaines zones d'ombre de cette affaire.
Je vous remercie d'accepter de me parler, je vous suis dans l'Abbaye des Cinq Pierres"

Alors qu'on se dirige vers le caboulot, je demande à Euphrasie
"Vous ne me paraissez pas en colère contre Christophe Blackzwick, comment faites-vous ?"

[Ludo, est-ce que je dois être explicite ou non sur cette poignée de main ? Je ne sais pas comment ils l'ont perçu :-p ]

 

File?id=dfxb9qss_24hgdfz4ht_b Nicolas Lanvin :

Je m'interroge sur l'apparition subite de cet homme efflanqué aux airs de dandy : *Qui est ce type ?*
La manière avec laquelle il a engagé la conversation dément son appartenance à la plus proche famille.
*Il a des façons de fouineur sans en avoir l'apparence. En conséquence de quoi, il m'a tout l'air d'un...*
Le cours de mes réflexions s'arrête net lorsque je me rends compte que le groupe se met en marche.
*Attendons de voir où ils vont et je les aborderai au moment propice*
Je suis calmement le groupe en prenant des airs de badaud.


File?id=dfxb9qss_32cfj89kfs_bEuphrasie Sauvignet :


"Monsieur Nouvet, cet homme était un simple d'esprit, il ne savait pas ce qu'il faisait. Et puis je ne pense pas que ma colère pourrait m'aider, mon père aurait souhaité que je pardonne ce pauvre hère.
Est-ce vous qui êtes à l'origine de ce nom, le buveur d'âmes ? Pensez vous qu'utiliser une image si horrible aurait pu faire avancer l'enquête ? Vous souhaitez faire toute la lumière, mais le coupable a été arrêté, il a été exécuté sous nos yeux, que souhaiteriez vous savoir de plus ? De quelles zones d'ombre parlez-vous ?"




File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :

"Non, je ne suis pas à l'origine de ce nom. Je couvre cette affaire que depuis le troisième et dernier crime, celui de votre père François. Je me suis rapproché des autorités pour écrire mon article et je sais, de source sur, que le polonais Christophe Blackzwick ne peut être le responsable des trois crimes. Des détails, j'ignore malheureusement lesquelles, permettent aux autorités de penser qu'il y a au moins deux criminels dans cette affaire. Ils préfèrent bien évidemment taire ce détail pour éviter, d'une part, d'affoler le peuple parisien et d'autre part, pour pouvoir continuer leur enquête à couvert.
Pourrions-nous discuter tous les trois pour trouver les détails qui font que la police pense à plusieurs meurtriers ?
Acceptez-vous de parler de votre père et de votre épouse et de ces terribles évènements ?
Si un deuxième buveurs d'âmes vit toujours à Paris, nous sommes en danger et nous devons nous unir pour lui barrer la route.
Je resterais bien évidemment très discret sur tous ce que vous me raconterez et je ne publierai mon article que pour dévoiler tous les rouages de cette affaire une fois qu'elle sera close. Vous pouvez me faire confiance, je veux que nous comprenions ce qu'il s'est réellement passé pour éviter de nouveaux drames."




File?id=dfxb9qss_32cfj89kfs_bEuphrasie Sauvignet :

« C’est vraiment terrible ce que vous affirmez ! Si vous avez raison, il faut effectivement découvrir le deuxième meurtrier ! Puisque nous faisons partie des familles des victimes, je pense que nous pourrions demander à la police le dossier de l’enquête, nous avons le droit de savoir.

Mais il y a eu 3 meurtres, nous ne sommes que 2, est ce que vous avez déjà contacté la 3ème personne qui a perdu un être cher ?

Quant à la publication de votre article, je souhaiterais pouvoir donner mon autorisation avant, comprenez moi, il s’agit aussi de la vie de mon père, je ne voudrais pas qu’on raconte n’importe quoi dans la presse. »





Meneur :


La façade de bois de l'Abbaye des Cinq Pierres est peinte en vert. Lorsque le temps l'autorise, ses quatre tables aux plateaux de zinc installées à sur la terrasse invitent les client à la farniente au soleil. A l'intérieur, d'épais murs de pierres offrent une atmosphère tempérée et confèrent aux lieux une ambiance un brin campagnarde. L'unique salle accueille une dizaine de tables en bois entourés de chaises à lattes. le long du mur gauche, à l'entrée, on peut trouver des alcôves qui, autrefois, accueillaient de grands tonneaux au temps où l'endroit était encore un négoce de vin. Ces alcôves sont équipées de tables et de bancs doublés de cuir. Sur la droite un bar recouvert d'un plateau de marbre longe le mur et derrière, par_dessus les épaules du patron, on peut distinguer une enfilade de bouteilles de verres. Enfin, tout au fond, une porte donne sur une cour dans laquelle on peut jouer aux boules. Au fond de la cours, on trouve les toilettes et la cuisine. L'homme qui vous sert est grand dont l'épaisseur des hanches n'est égalée que par celle de ses moustaches, recourbées sur ses joues en deux grossières arabesque. Ses yeux rieurs ne sont qu'un avant gout de sa personnalité enjouée.

 





File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :


Nous arrivons dans l'Abbaye des Cinq Pierres et prenons place à une petite table dans un coin pour discuter à l'abri des oreilles indiscrètes.

[Maître du jeu : il est 4h du mat, il y a du monde attablé dans l'auberge ? Il y avait foule autour de l'échafaud ? J'ai observé si certaines personnes ont eu un comportement étrange sur la place et j'essaie de voir si on a été suivi]

Une fois à table, je reprends la conversation.
"Ne vous inquiétez pas, vous aurez évidemment le droit de lire l'article et de le modifier avant publication. il est hors de question de vous porter préjudice avec cet article.
Monsieur Cassetani , Mademoiselle Sauvignet, avant d'aller voir la Police, pourrions-nous parler de votre père et de votre épouse. Pourquoi les meurtriers s'en sont pris à eux ? Y a-t'il un lien qui les unisse ?
Je sais qu'il est encore tôt et que vous n'avez pas eu le temps de faire votre deuil mais que savez-vous de ces évènements tragiques ?"



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Marc Cassetani :

* Un autre meurtrier! *
 
Un peu decontenancé par la nouvelle j'ecoute attentivement Gaston puis Euphrasie. Nous arrivons bien a l'auberge je reste sur mes gardes.
 
" Avant de vouloir ecrire votre article ou même voir la police, pourriez nous éclairer sur cette information. Je tiens a vous signaler que je suis un peu cran et qu'une telle nouvelle si elle s'averait exact entrenaira beaucoup de " je temporise un peu "besogne. Je ne fait pas trés confiance a la police, j'ai tenté de cherché le meurtrier moi même d'ailleurs. Je suis prêt a vous aider mais a certaines conditions comme Mlle Sauvignet. Pas de police et mon anonymat dans votre article. Je vous ecoute Mr Nouvet"   
 




File?id=dfxb9qss_24hgdfz4ht_b Nicolas Lanvin :

Entrant à leur suite dans l'auberge, je me dirige immédiatement vers eux lorsqu'ils s'attablent pour me présenter :
"Veuillez excuser cette intrusion. Je suis Nicolas Lanvin, agent de la Sûreté. On m' a chargé d'enquêter sur le Buveur d'Âmes. N'ayant aucun point de départ sinon les évènements relatés dans les journaux, j'ai assisté à l'exécution pour pouvoir vous rencontrer. Je pense pouvoir vous être utile si vous permettez que l'on discute de cette affaire".

 

 



File?id=dfxb9qss_32cfj89kfs_bEuphrasie Sauvignet :

 

Je me tourne vers le nouveau venu. * je me demande s’il nous a entendus. Voyons voir s’il joue franc jeu*

« Bonjour Monsieur Lanvin, vous avez assisté comme nous à l’exécution du coupable.»

 

En lançant un regard appuyé vers le corse, qui m’a l’air de vouloir faire justice lui-même, ce qui ne me plaît guère, j’ajoute :

«A priori la police a fait son travail, et ce n’est pas à nous de juger nos semblables. Mais vous pouvez vous joindre à nous, pour discuter. Je me nomme Euphrasie Sauvignet, mon père a été victime de ce criminel. Pourriez vous nous expliquer qui vous demande d’enquêter et pourquoi ?».

 




 

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Nicolas Lanvin :


Laconique, je décide d'aller droit au but :

"Ma hiérarchie souhaite que je mène une enquête à titre officieux parce qu'elle pense que la Préfecture a bâclé le travail. Vous comprendrez que je ne puis en dire plus pour des raisons de discrétion".

"L'ordre et la vérité exigent que le ou les vrais coupables soient appréhendés. C'est ma principale motivation".

"Pour cela j'aurais besoin que vous me donniez accès au dossier de l'enquête que vous seuls pouvez demander aux services de la préfecture".


 



File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :


"Monsieur Cassetani, si vous le souhaitez, je ne ferai pas apparaitre votre nom dans l'article. Je vous l'assure, tout comme Mlle Sauvignet, vous pourrez retoucher l'article avant sa parution.
Vous nous indiquez que vous avez fait des recherches par vous-même, pourriez-vous nous en dire plus ?
Mlle Sauvignet, Monsieur Cassetani, si nous voulons comprendre ce qu'il s'est passé, il faut que vous nous parliez de votre père et votre épouse. Je viens de vous expliquer tout ce que je sais, nous devons mettre en commun nos connaissances pour empêcher le second meurtrier de sévir à nouveau. Nous ne connaissons toujours pas leurs motivations, peut-être qu'un de nous est le prochain sur la liste ! Nous devons absolument coopérer !"

Je me lève et salue M. Lanvin, [je lui serre la main de manière pas tout à fait conventionnelle].
"Merci Monsieur d'être venu vers nous, je suis heureux que vous confirmiez ce que je disais précédemment à Mlle Sauvignet et M. Cassetani. L'affaire n'est pas close et nous devons arrêter ce massacre. Pourriez-vous nos données les quelques infos que vous possédez sur cette affaire ?"

Alors que je fais signe à un serveur, je demande à la table s'ils souhaitent prendre quelque chose à boire.


 



File?id=dfxb9qss_32cfj89kfs_bEuphrasie Sauvignet :


Je me tourne vers Gaston
«Je prendrai un verre de limonade s’il vous plait. »,

Puis pour tout le monde : « Pour ma part je ne pourrais pas beaucoup vous aider, j’ai retrouvé mon père…mort...Sa disparition m’a laissé seule. Nous avons emménagé ici il y a quelques temps, mais les temps sont durs, et mon père avait beaucoup de mal à trouver du travail. C’était un homme bon, il n’avait pas d’ennemis, je ne vois pas pourquoi on l’aurait volontairement attaqué ! C’est pour cela que j’ai pensé que cet homme, un simple d’esprit, aurait pu le rencontrer par hasard et commettre cet odieux crime. Vous semblez insinuer avec certitude qu’il y avait plusieurs coupables, et que ces crimes pourraient avoir des liens. Je pense qu’il ne faut pas se précipiter, je crois que je suis moins troublée à l’idée que mon père a fait, pour son plus grand malheur, une mauvaise rencontre, plutôt que de penser à un meurtre réfléchi. Je ne veux pas croire que quelqu’un ait pu vouloir sa mort, c’est trop horrible.
Je suis d’accord pour partager avec vous tout ce que la police pourra me révéler sur cette affaire, mais j’espère que vous vous trompez. »



 

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Nicolas Lanvin :


"Merci, je ne bois pas..."
* "retoucher l'article". J'avais donc vu juste. Me voilà avec un agitateur public sur le dos !*
C'est avec une réserve commandée par la plus grande des méfiances que je poursuis la conversation avec le groupe. Eludant la question du journaliste, je m'adresse aux proches des victimes :
"Malheureusement, les informations que je détiens ne me permettent pas de mener une enquête sérieuse pour l'instant. Si la version officielle est mensongère, nous nous en rendrons compte en examinant les dossiers des meurtres. C'est la seule manière de démêler le vrai du faux et de trouver une piste sérieuse. En proposant de vous aider, ce ne sont ni plus ni moins les compétences et les moyens de la Sûreté que je mets à votre service.
Êtes-vous d'accord pour procéder à une requête auprès de la Préfecture afin de consulter les dossiers ?"



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Marc Cassetani :

Je déglutit lors de l'arrivée de Nicolas, et je n'arrive pas trop à cacher ma surprise.
 
* Une benni oui oui, un journaliste, puis un flic et quoi d'autre encore !* 
Un peu incrédule par les paroles de Nicolas, j'ecoute mes compares dans un etat crispé.Exaspéré par cette clique je suis a deux doigt de quitter la table. 
* Un verre me remettra les idées claires. * 
 
" Je prendrai pour ma part un verre d'absinthe."
 
Lors du départ du serveur je m'adresse a Nicolas
 
" Ecoutez Monsieur j'ai entérré ma blonde il y a peu de temps, et la mort de ce bougre polonais m'aurait peut être reconforté. Mais maintenant j'apprends qu'il sagirait de quelqu'un d'autre, pensez vous couper la tête du bon la prochaine fois? Bon peu importe je n'ai rien a cacher vous pourrez acceder au dossier. Je vous l'amenerez a votre adresse"




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Nicolas Lanvin :


Je suis frappé par l'atmosphère de cette taverne. Les effluves de café s'élèvent des timbales des ouvriers aux yeux mi-clos en des arabesques vaporeuses. L'aurore disperse sa lumière avec parcimonie. Toute cette langueur matinale contraste violemment avec la débauche nocturne des tripots qu'il m'arrive de fréquenter. Abandonnant la quiétude du moment, ma pensée sombre peu à peu dans une autre réalité, celle de la taverne-tripot, Abbaye profanée par les Satyres : là  le saoulard réclamant son énième verre, là le joueur frénétique misant sa vie, là le tavernier éructant contre son serveur, là le malfaiteur lorgnant avec avidité sur le saoulard et le joueur en se demandant lequel il pourra détrousser en premier.
Je m'arrache avec difficulté du fantasme causé par la taverne - à moins que ce ne soit par Marc dont le comportement a quelque chose d'antipathique.

" Je vous remercie Monsieur Cassetani. Néanmoins, je préfère que l'on se rencontre ailleurs que chez moi. Que diriez vous de se revoir dans cette même taverne ce soir ?
Est-ce que cela vous convient Mlle Sauvignet ?"

Me tournant enfin vers Gaston, je lui fais la proposition suivante :

"Mettons en commun nos efforts. Je suis prêt à vous fournir toutes les informations que vous estimerez utiles mais à deux conditions :
- premièrement, vous ne devrez jamais citer mon nom ni faire référence à la Sûreté ;
- deuxièmement, votre article ne pourra paraître qu'une fois le meurtrier arrêté."




File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :


*ce corse est peut-être pas si mal, il m'accompagne à l'absinthe à cette heure matinale*

"Monsieur Lanvin, j'accepte avec plaisir votre proposition de collaboration, vos conditions seront les miennes. Je ne cherche pas à faire un scoop glauque mais à faire un travail honorable de journalisme.
Mes craintes sur l'incompétence de la police ou sur sa volonté de cacher quelques révélations dérangeantes ne font que s'accroitre en vous écoutant tous."

Je m'arrête, fais un tour de table du regard.

"Mademoiselle, Messieurs, je ne vous ai pas encore tout révélé. J'attendais de mieux vous cerner avant de vous donner la dernière information cruciale."

Je ne peux m'empêcher de m'arrêter une seconde pour regarder leur réaction.

"Il y a quelques temps, une de mes sources m'a donné une liste de quatre noms sans me donner aucune explication. Ne reconnaissant aucun nom sur celle-ci, je l'ai laissé trainer sur mon bureau avec le reste des papiers à classer. Ces noms me sont revenus à la face il y a 2 jours en lisant un article sur le buveur d'âme. Les trois premiers noms de la liste correspondent exactement aux noms des trois premières victimes. Ceci m'a glacé le sang. J'ai tout de suite décidé d'aller en informer la police et de leur communiquer le quatrième nom de la liste. Ils ont pris ma déposition et m'ont raccompagné à la sortie. J'ai eu l'impression que mes informations se suscitait aucun intérêt à la préfecture. C'est à partir de là que j'ai décidé de faire ma propre enquête et d'écrire un article pour révéler la vérité."

Je sors la liste de ma poche et la pose sur la table.


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"Je vous ai tout dit maintenant. Il faut rapidement trouver cet Aimé Dentin pour lui sauver la vie, Monsieur Lanvin, je pense que vous êtes le mieux placé."



File?id=dfxb9qss_32cfj89kfs_bEuphrasie Sauvignet :


*Ho mon Dieu, mon père a été assassiné ! Son meurtre était prémédité ! Quelle horreur !*

Je prends la liste d’une main tremblante et cherche le nom de mon père. Je n’en reviens pas, tout ceci est si…inattendu. Les larmes me montent aux yeux. La voix pleine de sanglots, je me tourne vers Lanvin :

« Monsieur, je crois que ça ne peut pas attendre ce soir, il faut agir maintenant. Je vous propose de nous retrouver devant la préfecture dès son ouverture».

« Monsieur Nouvet, qui vous a fourni cette liste ??? »

 




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Marc Cassetani :


Alors que j'etais concentré sur mon verre d'absinthe, Gaston dévoile sa liste. Mon coeur se resserre a la vue de celle ci, je  blémie un peu et je dévore les noms. 
 
"  Mr Nouvet votre informateur est il fiable? Je n'ai pas trop suivi les journeaux, les noms des personnes ont peut être été devoilé par la presse et cela pourrait etre l'oeuvre d'un plansantin?"
 
Je sirote mon verre.
 
" Je ne connais aucun Dentin, et vous?"

 



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Nicolas Lanvin :


Passé la surprise de cette révélation, j'examine méthodiquement la liste. Toujours penché au-dessus de la table, le regard parcourant chaque nervure du papier, je lance à Gaston :
"Il s'agit peut être d'une pièce à conviction. Si vous le permettez, je souhaiterais la prendre pour l'étudier."
Relevant la tête, mon regard passant sur chacun de mes interlocuteurs, je constate :
"Pour le moment, la priorité est en effet de trouver cet Aimé Dentin qu'aucun de nous ne semble connaître. Et je compte m'y atteler dès maintenant. Aussi, je vous réitère ma proposition de nous retrouver, en fin de journée, ici ou ailleurs - comme il vous plaira - pour échanger les dossiers des meurtres et les informations que nous aurons obtenus entre temps."



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Marc Cassetani :

Je repose mon verre.
" Une chose est sure c'est que je ne comprends pas cette liste. Ma Gina etait une humble femme vous comprenez, elle travaillait comme aide ménagère chez de riches particuliers."
"Mr Lanvin pouvez vous nous expliquer pourquoi cet anonymat c'est fort peu habituel comme méthode de travail."





File?id=dc3tnpsk_63fpx4ftff_bGaston Nouvet :
*Avoir divulgué cette liste m'a libéré d'une boule dans le ventre, ça y est, je ne suis plus seul, on va peut-être réussir à sauver une vie et arrêter le vrai criminel*
Je m'empresse de répondre aux interrogations pour nous libérer et démarrer les investigations au plus vite.

Je me tourne tout d'abord vers Mlle Sauvignet.
"Mlle Sauvignet, la personne qui m'a remise cette liste est un informateur des bas fonds de Paris. Il me donne des informations de temps à autre en échange d'un peu d'argent et de beaucoup d'alcool. C'est lui qui vient à moi et donc je ne peux pas le recontacter facilement. Vu la gravité de la situation, je vais faire tout mon possible pour le retrouver avant ce soir.

Monsieur Cassetani, cette liste m'a été donné avant le second assassinat, ça ne peut pas être l'œuvre d'un plaisantin. Vous n'avez pas idée à quel point je m'en veux de n'avoir compris le contenu de cette liste qu'après le troisième meurtre.

Monsieur Lanvin, je vous laisse cette liste, je n'en peux plus d'avoir ça avec moi."

Alors que chacun finit son verre et se prépare à quitter la table, je termine mon propos

"Je vous laisse rechercher ce monsieur Dentin. De mon coté, je m'occupe de retrouver mon informateur et de rassembler l'ensemble des informations parus dans la presse à propos du buveur d'âmes. Je vous retrouve ici-même à 19h ce soir."

Publié dans JDR

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sheol 20/01/2010 11:26


Et bien! je suis très content de voir tes joueurs se battre avec ce scénario. tu as prévu d'en poster souvent de ces CR?


Heuhh 20/01/2010 11:52


Au pire une fois par mois, je pense. Là, ils en sont à la fin du premier chapitre (sur 3). Donc j’ai de la matière pour
poster dans quelques jours.
L’avantage du mail est qu’ils approfondissent les personnages et je trouve qu’ils jouent bien en fonction de leur
caractère.