Le Havre, patrie d’Alphonse Brown

Publié le par Heuhh

Aujourd’hui je vais vous parler d’un poids lourd : Le Havre (2009 Ystari). Le jeu est l’œuvre d’Uwe Rosenberg, qui avait créé le carton d’Essen 2007 Agricola, il est revenu en 2008 avec le Havre qui a fait moins parler de lui, mais là avec la sortie française ça change. Il a aussi commis toute la série des Bonhanza et Mamma Mia. Bref, ce n’est pas le premier venu. Le jeu ressemble par de nombreux point à Agricola, en premier lieu le nombre de joueurs : 1 à 5. Ensuite, la durée, qui peut aller à deux voire trois heures. Il existe la version courte et longue, la première ne dure que douze tours et on commence avec des ressources, alors que la seconde dure 20 tours et là on commence un peu à poil.

Le but du jeu, c’est d’être le plus riche à la fin de la partie. Pour cela, vous pourrez vendre vos ressources et construire des bâtiments qui rapportent des sous en fin de partie. Le jeu est très fluide à son tour le joueur avance sur la première case libre (il y en a neuf par tour). Il fait l’action indiqué, qui correspond à un remplissage de docks, et ensuite il fait une action parmi :

-          Vider un dock, les docks sont au nombre de huit (un par ressource) + le dock des sous. Les ressources arrivent sur le coté non manufacturé (elles sont toutes bi-faces).

-          Aller travailler dans un bâtiment en ville, certains demande un coût d’entrée et ensuite le joueur fait l’action indiquée, comme par exemple « Construire un bâtiment ».

-          Aller dans un bâtiment adverse, là le coût d’entrée est payé au joueur.

-          Aller dans un bâtiment chez soi, là c’est gratuit.

Bien sûr, il ne peut y avoir qu’un joueur par bâtiment.

Il y a ensuite trois actions optionnelles : acheter avec des sous un bâtiment, vendre à moitié prix un bâtiment et enfin racheter ses dettes.

Lorsque l’on a fait ça neuf fois (donc les joueurs n’auront pas forcément tous joué le même nombre d’actions). Le tour se finit là, il y certaines action « administratives » qui ne sont pas forcément là à chaque tour, et surtout on paie un tribut en nourriture qui augmente régulièrement au cours de la partie.

Le jeu est plein de finesses, il s’adapte parfaitement aux nombres de joueurs et au style de la partie (long ou cours). A son tour, on a de multiples possibilités (trop ?), plusieurs stratégies sont possibles. Avec huit ressources de bases qui ont chacune une version manufacturée comme par exemple, la vache qui devient le steak ou l’argile qui devient la brique, on sent toute la richesse du jeu. On retrouve des ingrédients qui viennent surtout de Caylus mais bien sûr un peu d'Agricola aussi, de très bonnes inspirations en somme.

Par contre, le jeu est très calculatoire, entendait par cela, qu’il faut vérifier à chaque tour quelle est l’action la plus rentable, et vue que l’on a beaucoup de possibilités, ça peut faire beaucoupd de temps de réflexion. En bref, un très bon jeu pour se prendre la tête, ce qui est d’ailleurs un souci. Là où dans Caylus, on peut se laisser porter par le jeu tranquillement, dans Le Havre il faut batailler pour survivre à l’aise (car quand même il faut payer de la nourriture à chaque tour !).

Points forts :

-          Richesse du jeu impressionnante

-          Rejouabilité

-          Calculatoire

-          Plusieurs stratégies possibles

Points faibles :

-          Le thème ? C’était quoi au fait ?

-          C’est assez froid à cause de ce manque de thème.

-          Calculatoire/prise de tête

Bon jeu à tous !

Publié dans JDP

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