Megawatt le jeu électrisant

Publié le par Heuhh

Megawatt (2008) est un jeu qui existe depuis 2001 (Funkenschlag) pour sa première version, réédité en 2004 pour sa version finale teutonne. N’ayant pas un poil de texte sur le Muzo cela n’a pas laissé les français Placid, qui y joue depuis le début. La version française de Filosofia permet quand même une meilleure propagande dans les pays usant de la langue de Molière.

Ce jeu fait parti des gros jeux de gestion, avec une once d’enchère. Il se joue de 2 à 6, avec une préférence pour 5-6 afin que les joueurs se gênent, l’interaction étant présente, c’est plus sympa à plusieurs. Bien que le jeu reste bon en dessous, il y perd un certain charme.

Le but du jeu est d’alimenter le plus de ville à la fin de la partie (fin qui dépend du nombre de joueur). Pour cela les joueurs vont enchainer les tours en suivant les phases suivantes :

1/ Phases d’enchères : en commençant par le premier joueur, celui-ci met une centrale aux enchères. Dés qu’un joueur en achète une, déjà il ne peut plus en acheter pour ce tour, et on en tire une nouvelle, on réarrange le tableau d’enchère, sachant qu’il y a 4 centrale dans le marché actuel et 4 dans le futur (on ne met aux enchères que les centrales du marché actuel). On en peut avoir que 3 centrales devant soit, on benne les anciennes si on en achète des nouvelles.

Chaque centrale possède son cout d’enchère de base, ainsi que combien de matériaux il lui faut pour alimenter combien de ville. (exemple de la centrale à 25 en mise à prix qui pour deux charbons alimente 5 villes).

2/ Phase d’achat de ressources : en commençant par le dernier joueur, chacun achète des ressources. Le premier servi achètera on imagine les moins chères… Il existe 4 ressources : Charbon, pétrole, déchets et uranium.

3/ Phase de construction : Le dernier joueur peut construire sur le plateau en se connectant à ses anciennes installation, il y a un cout d’emplacement et de raccordement.

4/ On alimente nos villes si on veut/peut et on en palpe les revenus.

5/ Phase administrative : on réaménage l’ordre du tour, celui qui a le plus de ville construites est premier ainsi de suite. On réapprovisionne le marché de la matière première.

Les clés du succès.

Ce jeu a pour moi deux gros points forts. Le premier c’est la gestion du marché des ressources. En effet, si l’on consomme tous du charbon celui-ci verra son cour augmenter, alors que les autres ressources vont devenir de plus en plus abordables. Il faut donc faire attention à ce que les autres prennent comme centrales et ainsi se retrouver en monopole sur une ressource.

L’autre point fort, c’est la gestion de l’ordre du tour. Il est en effet très pénalisant d’être premier joueur, dernier à acheter les ressources, donc elles sont plus chères et dernier à construire donc les places attrayantes sont prises. Mais si l’on est premier c’est que l’on a le plus construit donc que l’on mène vu que le but est d’alimenter les plus de villes. Il y a donc un savant dosage à faire entre ne pas être premier mais pas loin pour ne pas se faire distancer mais aussi ne pas payer trop cher.

La mécanique est super bien huilée, ça tourne bien. La sensation d’offre et de la demande qui font varier les prix est très bien rendue. C’est plaisant, on n’attend pas trop à notre tour. Un grand plaisir ludique.

Dernier points, dans la version française vous aurez droit à un plateau resto verso avec d’un coté la France et de l’autre le Québec. La version allemande elle contenait USA du Nord Est et Allemagne. Il existe de nombreuse extension, Italie-France, Benelux-Europe Central, Chine-Corée… Ainsi qu’une extension à ce faire soi même et modulable à l’infini : Atolla Modulis (et j’en fais pas la pub parce que j’en suis une ville ;)). Bref une rejouabilité impressionnante.

Points forts : 

-          Plaisir de jeu

-          Mécanique aux petits oignons

-          Rejouabilité
-     Interactif

Points Faibles :

-          2-3 heures de jeu ça peut paraitre long.

Bon jeu à tous ! (un nom de BD est glissé dans ce descriptif, sauras-tu le retrouver?)

Publié dans JDP

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