Valdora ou pas

Publié le par Heuhh

Allez hop je m’y colle, voici une description subjective de Valdora le dernier jeu de Michael Schacht qui vient de sortir d’il y a pas longtemps. Il fait parti de ces auteurs qui ont un nom, il est l’auteur de Dschunke, Industria, Coloretto, Serengeti et Zooloretto pour ne citer que ces plus gros succès. On notera que se sont principalement des jeux légers.

Alors Valdora est un jeu pour 3 à 5 joueurs prévu pour 60 minutes (qui se tiennent). Le but étant d’avoir le plus de ponts de victoires à la fin de la partie.

Une mécanique bien huilée

Je ne vais pas m’étendre sur les mécanismes, les tours s’enchainent de manière très rapide, même à 5 joueurs le tour revient très vite. Une des raisons c’est la simplicité des règles. A son tour on DOIT se déplacer (avec très peu de contrainte), puis on fait l’action du lieu où l’on se trouve. Alors sur les cases minerais on prend du minerais, sur les cases mines on regagne jusqu’à 6 sous, sur les cases artisans on réalise une œuvre, en ville soit on prend de la nourriture, soit on achète ce qui y est vendu (capacité de stockage de minerais ou œuvre à réaliser). Et enfin sur les ports on récupère des minerais. C’est hyper simple ça s’enchaine bien.

Une autre raison de la rapidité des tours, c’est le manque d’interaction. Pas besoin de trop se préoccuper de ce que font les autres tellement ça a peu d’influence sur soi. Certes si l’on voit un joueur qui possède les minerais pour une œuvre, on peut aller la lui souffler. Mais généralement on préfère faire une action qui nous avantage plutôt qui désavantage l’adversaire et soi même.

Original or not that is the question

La question de l’originalité se doit d’être posée car même s’il existe un système d’achat original (on feuillette les cartes à acheter comme un catalogue. Ben le reste de la mécanique c’est du déjà vu, on récolte, on prend des « contrats », on réalise les contrats… Il existe aussi le coté original des artisans mais rien de révolutionnaire. Par contre, ça tourne bien c’est carré.

Beauty and the beast

Là où le jeu fait fort c’est le look. Je n’ai franchement rien à redire au matériel, au choix du design, des matériaux. Les présentoirs pour les cartes à acheter rendent vraiment bien. C’est propre et carré là aussi de ce point de vue.

En Bref (comme Pépin)

Ben que dire sur ce jeu. C’est un jeu bien fait, bien léché, c’est du tout propre. Dans les « entrées de gammes » si vous n’aimez pas vous faire griller une liaison aux Aventuriers du Rail, ou si vous n’aimez pas échanger dans les Colons de Catane, si vous n’aimez pas l’interaction. Ben foncez !

Points forts :

- Règles simples

- Jeu rapide

- Design et matériel

Points faibles :

- Règles trop simples ?

- On joue dans son coin

- C’n’est pas l’extase

- Mouais

Bon jeu à tous !

Photos prises sur Trictrac.

Publié dans JDP

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